Aujourd’hui, nous vous faisons découvrir un nouveau coup de coeur : Hotsteppers
Hotsteppers, c’est une blogueuse qui a transformé son univers running en zone lounge et bien être des sportifs pour mettre en avant sa pratique de la course à pieds mais aussi nous faire découvrir d’autres sports.
Hotsteppers, de la passion running à la passion sport
Qui se cache derrière Hotsteppers?
Derrière Hotsteppers, il y a un zèbre : Marie, 31 ans
Initialement runneuse accomplie avec notamment une course effrénée, poursuive par un lion sur la route du mythique 42.195 de Paris (Lion échappé soit du zoo de Vincennes doit de la parade de Disneyland….la légende ne le dit pas !) , elle se lance dans la création d’un blog , puis d’une communauté running autour du nom Hotsteppers.
Après avoir vécu de nombreuses expériences et fait diverses rencontres, elle décide d’élargir largement le champ sportif et propose un blog plus complet et plus varié. Aujourd’hui Hotsteppers est devenu un support qui a évolué en même temps qu’elle : moins mono-maniaque du running, moins égocentrique car moins axé performance et plus axé expérience.
Elle le décrit de la manière suivante :
Un véritable blog multi-sports in fine, peu conventionnel et attaché à la quête de sens dans chaque défi. La vie est trop précieuse pour faire n’importe quoi et devenir n’importe qui ! De la folie autant qu’avant, mais plus douce.
Trêve de blabla, on vous laisse la découvrir via notre interview
Hotsteppers : à la découverte du lounge blogging
Le zebre comme emblème du site, c’est quoi le principe ?
Ha ! Le zèbre…cet animal si atypique, si indépendant et en même temps si sensible à la présence de ses pairs. Un faux individualiste comme un faux collectiviste. Un entre deux-cases. Un incassable ! Un émotif, libre, surprenant, attachant, fougueux, fort et fragile à la fois. L’emblème des profils « HQI »/ « surdoués » : ce mot si difficile à dire qui caractérise pourtant mon profil intellectuel et personnel depuis ma petite enfance. Et puis, un zèbre ça court !
Dans l’article de Hotsteppers le blog à Hotsteppers l’expérience , tu parles beaucoup des galères que l’on peut connaitre lors de l’entrée dans le monde du travail, de perte de confiance en toi, etc… Comment dans ce contexte , tu as pris goût au running ? Que t’a t’il apporté à ce moment de ta vie?
Je lis souvent que des runners ont créé un blog pour partager tout ce que le running a pu leur apporter. C’est exactement ça!
J’ai pris au goût au running parce que ce sport m’a permis de mettre du rythme et du sens dans un quotidien de chômeuse qui n’en n’avait pas. Petit à petit, aimant particulièrement écrire, c’est tout naturellement que je me suis mise à en parler.
Le blog joue alors l’effet d’un cercle vertueux. Plus on court plus on veut en parler ; plus en en parle, plus on veut continuer de courir.
Hotsteppers, cela vient un peu de là ,non ?
Hotsteppers est la conséquence même de cette période de galère où je sortais de 18 mois dans l’armée de l’air, vécus comme un véritable échec d’orientation.
Cela aura été un accouchement dans la douleur mais une belle naissance malgré tout. Une renaissance même.
A priori l’armée n’est pas ton meilleur souvenir… mais est ce que tu peux nous en dire plus sur les entrainements durant les classes ? C’est une bonne prépa pour un runner ? Pourquoi ?
L’une des seules choses positives que je garde de mon expérience militaire, de toute évidence pas faite pour moi, est bien de m’avoir mise à la course à pied ! Je détestais ce sport avant !
Les entraînements à l’École de l’air étaient quotidiens : course à pied, piscine, parcours du combattant. Hyper physique mais grisant. J’ai connu des tours de piste et de la VMA à ne plus en pouvoir pendant cette période, sans compter les cross hebdomadaires sur ma base aérienne une fois en unité.
C’est clairement l’armée qui m’a donné une véritable impulsion dans ma discipline sportive. Mais il ne faut pas se leurrer, pour y rentrer il faut déjà avoir un niveau correct.
Un jour de JO, tu te lèves et tu commences à créer ton blog ! Comment cette envie de partager autour du run est elle arrivée ? A ce moment là, te voyais tu écrire sur ton blog des années durant ?
Je suis une personne extrêmement intuitive. Je ressens parfois les choses comme des évidences même si je n’ai pas la moindre idée de la raison pour laquelle j’ai envie de les accomplir !
Ce matin là, j’ai eu envie d’interviewer une nageuse paralympique des JO issues de Québec, la ville dans laquelle j’avais effectué 2 ans de MBA en marketing.
J’ai également eu une proposition de collaboration éditoriale pour le Journal des MBA distribué au Québec et j’ai choisi le sujet du sponsoring sportif. Cet aspect pseudo journalistique improvisé m’a plu.
J’ai eu envie de nourrir mes futurs lecteurs de contenu attentivement rédigé.
Je n’imaginais pas que 4 ans plus tard, je serais responsable des social media et de l’éditorial d’un grand groupe de sport américain grâce à ça, tout en continuant à gérer mon blog qui gagne lentement mais surement des nouveaux lecteurs.
Tu fais énormément de tests sur ton blog. Comment sélectionne tu les produits ? As-tu des accords avec les marques ? Si oui, t’imposes t’elle des choses en terme de rédaction ?
Je n’ai pas d’accords fixes mais il y a des relations qui durent ou s’instaurent mieux que d’autres. Je ne teste que ce que j’ai envie de tester (surtout maintenant) et je n’ai aucune contraintes de rédaction.
Les seules contraintes possibles sont dans le cadre d’articles sponsorisés rémunérés dans lesquels j’insère un lien vers le site de la marque partenaire, mais cela reste rare et toujours cohérent avec ma ligne éditoriale.
Je lisais ton article sur l’Altra Torin 2. Il y a des éléments très techniques : Comment t’es tu formée sur le matériel ?
Comme pour beaucoup de domaines : toute seule !
J’ai été intégrée au groupe américain Icon Health and Fitness et suis arrivée dans l’entreprise en même temps qu’elle rachetait l’ex start-up Altra Running.
Mon statut de bloggeuse running au milieu d’équipes plutôt orientées fitness m’a positionné malgré moi comme l’experte running de la boîte ! J’ai donc appris très vite et me suis familiarisée avec la conception d’une chaussure de running sous toutes les coutures !
Très technique mais très compréhensible pour le néophyte, comment arrives tu à simplifier ton discours sur les tests là où beaucoup de blogueurs tombent dans les deux extrêmes (simplification et/ou technicité à outrance)?
Ah ! C’est plutôt un compliment, merci !
Mes 2 parents sont médecins et ont toujours habitué mes sœurs et moi à nous intéresser à des choses riches et diverses, sans jamais faire briller leur science ou se placer en position de supériorité par rapport à nous.
J’ai donc grandi avec une curiosité insatiable, une envie de comprendre puis d’expliquer. Je ne supporte pas le rapport de force qui s’instaure entre celui qui sait et celui qui ne sait pas. Si j’ai la chance de savoir, je fais tout pour essayer de simplifier cette connaissance et la partager.
La véritable intelligence n’est pas d’étaler ses connaissances obscures au grand public mais de les intégrer à ta réflexion pour mieux communiquer !
A l’inverse, les blogs ultra superficiels où certain(e)s s’improvisent expert(e)s en fitness, sport, nutrition m’exaspèrent tout autant voire plus !
La partie « assiette du runner » tombe un peu dans l’oubli sur ton blog (D’ailleurs, c’est dommage car les articles de départ été très bons ) , pourquoi ne pas avoir continué à produire sur cet élément ?
C’est vrai. J’ai fait un D.U en nutrition sportive en parallèle de l’une de mes précédents expériences professionnelles et j’avais le cerveau qui bouillonnait d’infos sur le sujet !
Comme je suis hyper exigeante avec moi-même et que je n’aime pas prétendre savoir ce que je ne sais pas parfaitement, j’ai sans doute arrêté d’écrire sur le sujet quand j’ai arrêté mon D.U. C’est un peu dommage parce qu’aujourd’hui j’ai toujours les mêmes connaissances. Mais ce sont les articles qui prennent le plus de temps à écrire, clairement.
Tu interviewes beaucoup de sportifs dans la rubrique « pour l’amour du sport », est ce que c’est important pour toi de partager l’expérience des autres ? Pourquoi ?
Oui à 200%. Comme je l’exprimais dans l’évolution d’Hosteppers ; ma blessure de longue durée (hernie discale) m’a faite énormément ralentir le rythme des courses et après une période un peu difficile pendant laquelle j’ai à nouveau dû me réinventer, je me suis dit qu’Hotsteppers ne devait pas mourir parce que je courais moins.
Hotsteppers devait évoluer ! L’évolution a été de m’intéresser à d’autres passionnés et d’élargir encore plus mon attrait pour le Sport.
J’ai perdu des lecteurs/fans pure runners mais j’en ai gagné des beaucoup plus éclectiques.
Tu as une partie de ton blog dédié aux marques et au marketing sportif, comment cela se passe avec les marques ?
Très bien
Je ne suis pas une râleuse par principe ni une chieuse mais je ne supporte pas :
- D’être prise pour une page de pub ambulante
- D’être considérée comme une bloggeuse qui crève de faim et ferait n’importe quoi pour avoir des produits gratos (ça n’a jamais été le cas et ne le sera jamais)
- D’être abreuvée d’infos dont je me fiche éperdument et appâtée par des trucs qui ne me correspondent pas. J’ai déjà eu à mettre les choses au clair avec certaines marques ou agences.
Je milite doucement pour le respect du travail monstrueux effectué par certains bloggers et par le temps que cela prend de fournir un contenu de qualité. Plus les marques me respectent et font du travail qualitatif, personnalisé, plus je suis prête à valoriser notre partenariat.
En parlant de marketing sportif et en tant qu’experte du marketing, nous avons écrit plusieurs articles concernant le marketing à outrance des marques dans le running ( Running & marketing , pronation & supination et L’amorti, confort malsain ? ), ne penses tu pas que les marques font trop de marketing au détriment des coureurs ?
Si, je suis tout à fait d’accord.
Plus je connais le marketing sportif plus je trouve que le marketing se fout parfois du monde. Je suis plus du côté digital mais malgré tout intégrée à l’équipe marketing de ma boîte, fort heureusement constituée pour la majeure partie de véritables athlètes, honnêtes et intègres.
Pour autant, j’ai bien conscience que si l’on ne fait pas cet effort d’intégrité, on peut totalement embobiner les gens avec des produits qui ne leur correspondent pas.
Le running et le blogging t’ont ouvert les portes dans le monde du travail, tu peux nous en dire plus ?
Le groupe dans lequel je travaille a vu mon blog avant de voir mon CV !
J’ai en effet été invitée à un lancement presse de la marque Altra en tant que bloggeuse. A cette époque je cherchais activement un poste dans le web.
Quelques questions dans un anglais « fluent » au créateur Altra et une ou deux discussions avec le directeur Marketing Europe du groupe plus tard, je me retrouvais avec une proposition d’embauche pour créer intégralement et gérer les réseaux sociaux et blogs des marques du groupe.
Tu as souffert d’une grosse blessure ( hernie discale) en 2014-2015, comment te portes tu ? Comment on vit cette épreuve ?
C’est une épreuve terrible: sans gravité vitale mais horriblement douloureuse. Je suis passée pas loin de la dépression mais j’ai tenu bon.
Il y a la douleur, les médicaments à gogo et puis il y a l’arrêt complet du sport. Les nuits blanches avec des poussées inflammatoires incroyables, les journées de travail de plus en plus difficiles à cause des nuits écourtées. Le cercle vicieux s’installe. Tu passes d’une vie ultra active à une « sur-vie » où le minimum est déjà épuisant.
J’ai vécu un enfer pendant 6 mois. Puis j’ai remonté la pente, fait un stage de ré entraînement à l’effort et me suis remise à croire que je n’étais pas « finie ».
1 an après je courais les 10km de l’Équipe, avec une difficulté cardio incroyable. J’étais bien loin de mes résultats d’avant blessure.
Depuis j’ai repris de très nombreux sports mais la course à pied reste encore compliquée. J’ai souvent mal 12 à 24h après mes entraînements donc je contourne complètement le problème en attendant d’être complètement guérie. Je fais beaucoup plus de vélo, je danse dans un club de sport, je fais énormément de musculation, un peu de yoga, des Pilates, etc. Là aussi, je me suis beaucoup diversifiée !
Suite à cette blessure , ton blog c’est orienté vers d’autres sports… Quelle perspective pour ton avenir running suite à cette blessure ?
C’est une bonne question. Je crois que quand on veut absolument tout maîtriser dans sa vie, on se trompe de combat.
Je vais donc essayer de suivre mon corps et de respecter son rythme. Les médecins sont optimistes quant à ma reprise mais mon hygiène de vie devra être encore meilleure qu’avant.
En attendant mon objectif est de vivre un maximum d’expériences sportives, de ne pas me faire mal sans pour autant m’arrêter à la moindre douleur (car j’en ai toujours, régulièrement), de faire du sport intelligemment et surtout : de retrouver le plaisir du dépassement de soi.
J’ai été un peu dégoutée par la performance même si ma hernie discale n’est que partiellement liée au sport. J’ai plus que jamais envie de me faire du bien, de me faire plaisir, de ne pas centrer ma pratique sur mon nombril en ayant peur de ne pas faire un « RP » à chaque course ; Je crois que ça c’est fini.
Je crois que la blessure m’a fait découvrir le lâcher prise ; mais j’ai encore du chemin en matière d’auto indulgence et de patience !
L’univers running de Hotsteppers
Tu es devenu runneuse sur le tard, comment on devient addict ? Peux tu nous detailler un peu ta progression ?
Je suis sportive depuis que j’ai 17 ans. J’ai fait du karaté en compétition, beaucoup de danse, du cardio en tout genre et ça n’est que dans l’armée vers 26 ans que je me suis mise à apprécier le running.
Je suis devenue addict parce que le running m’a donné cette sensation de puissance qui est à l’opposé de ce que vous ressentez quand vous êtes au chômage. Et puis je suis passée de 59’/10km à 49’ en quelques années sans jamais m’entraîner comme une dingue ni suivre aucun plans d’entraînement.
J’ai voulu faire un marathon avant mes 30 ans et je l’ai fait : avril 2014 à Paris. Un bonheur! Mon chrono n’avait rien d’exceptionnel mais j’avais réussi à être régulière à quelques secondes près sur chacun des 42km du marathon !
Une véritable réussite personnelle en matière de gestion de l’effort. J’ai d’ailleurs récupéré très vite.
En terme de surface, tu es plutôt … ? Peux tu nous expliquer pourquoi en termes de sensation, de performances, autres ?
Plutôt route au départ. Un peu de trail par la suite mais globalement je préfère le bitume ou les chemins en sous bois. Sans doute parce que cela va plus vite !
À quelle fréquence t’entraines-tu actuellement ? Est-ce que c’est par rapport à une préparation d’une course en particulier ?
Actuellement j’ai un rythme sportif aussi décousu que mon rythme professionnel ! Parfois je suis cool, parfois c’est un véritable marathon !
Dans ma vie ultra remplie, je case malgré tout des séances de sport très régulièrement (2 à 4 fois par semaine) mais jamais quand je suis épuisée ou que j’ai trop peu de temps pour apprécier ma séance. J’en ai trop bavé physiquement, aujourd’hui je n’imagine pas une séance sans plaisir.
En termes d’objectifs, je prépare un raid en autonomie de 8 jours pour début août (marche avec sac de 10kg dans le Désert des Causses) et un triathlon en relais fin septembre (5km seulement mais avec l’objectif de me rapprocher de ma vitesse d’avant blessure !)
Tu faisais pas mal de sessions Hotsteppers avant ta blessure , est ce qu’elles seront bientôt de retour ? D’ailleurs, tu parles de rencontre avec d’autres Hotsteppers… Comment ca se passe ?
J’ai créé les Hotsteppers Experience ! Bien plus que des sessions running qui pullulent dans toutes les villes, ce sont des occasions de découvrir toutes sortes de sports, souvent atypiques en présence de passionnés ! A tester absolument, les 2 premières éditions ont été de véritables réussites !
Quel est :
- Ton pire moment run : le trail de 33km dans le Val Cenis. J’avais mal dormi, j’étais mal acclimatée à l’altitude et je suis partie épuisée. Je ne vous raconte pas l’état à l’arrivée.
- Ton meilleur moment run : le semi-marathon de Barcelone à mes débuts. Mon tout 1er semi, avec un chrono bien en dessous de ce que j’avais imaginé, un temps radieux, la mer, un week-end prolongé, une amie, le pied !
Le run, le boulot, le blog, comment tu gères ta pratique avec si peu de temps ?
Je me mets un minimum de contraintes et je travaille sur ma capacité à tolérer le fait de ne pas être à 100% partout tout le temps !
Niveau alimentation, tu t’astreins à un régime particulier?
Je ne suis aucun régime particulier. J’ai eu quelques difficultés avec l’alimentation quand j’étais ado et je suis aujourd’hui complètement guérie avec une alimentation ultra équilibrée sans aucun complexe particulier.
Au niveau de la technique de course plutôt attaque talon ou médio-pied ? Foulée lourde ou foulée plume ?
Dur à dire. D’après les observateurs j’aurais plutôt une pose du pied à plat. Ma meilleure amie fait tellement de bruit quand elle court avec moi que sans pour autant être une foulée plume je pense qu’il y a plus lourd que moi !
Au niveau équipements quels sont tes critères de choix ?
Le confort, l’esthétique et l’adéquation intelligente avec mes besoins, que je connais par cœur.
Au niveau chaussures, Plutôt à fort ou faible indice minimaliste ? Pourquoi?
Plutôt à fort indice minimaliste mais sans sacrifier l’amorti : Faible drop, oui. Bonne flexibilité, oui. Large avant pied, oui.
Mais pas de barefoot qui tienne !
Thomas Lorblanchet qui est notre athlète Altra et un mec très intéressant et sympa m’a recommandé de travailler ma cadence : élément a priori déterminant dans l’adoption d’une bonne foulée.
On dit en effet souvent à tort « d’allonger la foulée » mais les coureurs tendent la jambe et attaquent encore plus du talon au lieu d’allonger leur genou et de maintenir une pose médio pied.
Tu as écrit un article sur l’importance de la tenue en running notamment pour les débutants, pourquoi penses tu que le textile a une si grande importance pour être bien dans ces runs ?
On dit souvent que l’habit fait le moine ; je suis tout à fait d’accord avec ce dicton ! 😉
Parfois je n’ai pas du tout envie de m’entraîner ; je me mets en tenue de sport et tout à coup je me sens beaucoup plus prête !
Je trouve que c’est une mise en condition hyper importante pour se lancer.Il faut s’aimer dans sa tenue de sport, se trouver beau/belle, se sentir bien, avoir envie d’y aller.
As-tu rencontré des difficultés dans tes choix de matériel, ou bien as-tu fais de « mauvaises » sélections ? Comment les as-tu effectués au départ ?
Je pense que j’ai tellement opté pour des chaussures souples et flexibles à une époque que j’en ai oublié l’aspect « maintien ». aujourd’hui je renonce à des chaussons hyper flex si le mesh est trop souple et que mon pied n’est pas assez bien maintenu dans les rails d’une foulée plutôt universelle.
Tu as connu la blessure. Est ce que tu penses que cela soit dû en partie à ton matériel de course? Si oui, à quel niveau ?
Peut-être mais je ne le saurai jamais.
Ma blessure est en majeure partie liée à une constitution anatomique : hyper cambrure, qui, associée à une activité sportive a accéléré l’usure de mon disque L5/S1. J’aurais peut-être pu faire différemment et mieux mais je n’aurais jamais évité cet épisode de hernie discale.
En revanche aujourd’hui, je sens tout de suite si mon corps est bien ou pas, que ce soit en course mais aussi en vélo (position de la selle par rapport au guidon), ou même au quotidien (position assise devant l’ordinateur, si mal adoptée par la plupart de mes collègues qui n’ont pas encore assez mal pour s’en rendre compte !)
Le mot de la fin
Que conseillerais-tu aux débutants pour qu’ils se lancent dans l’aventure running?
Je leur conseillerais de profiter de l’émulation collective du running mais de ne pas « tomber dans le panneau de l’excès. »
L’excès d’entrainement, de courses, de marathons à toutes les sauces, de réseaux sociaux. Il y a plein de sports géniaux et je leur conseillerais de pratiquer un maximum de cross training, de ne pas s’enfermer dans une seule pratique et surtout : de ne jamais chercher à faire plus que leurs propres capacités.
Dépasser ses peurs, ses appréhensions, le regard des autres : ok. Dépasser ses limites : pas sûre que soit très intelligent. Les découvrir et les accepter l’est beaucoup plus.
Le service Fitmyrun, tu l’as testé ? Tu en penses quoi?
Oui je me suis inscrite et j’ai fait une simulation de conseil. Je trouve l’interface très simple et le process rapide ce qui est un véritable bon point. Pour ce qui est du résultat, je ne crois pas avoir encore véritablement cerné exactement ce qu’il me fallait pour courir à nouveau mais mon cas est particulièrement complexe.
Je ne suis donc pas en mesure de dire si les modèles sélectionnés sont 100% pertinents ou non mais globalement ils semblent y avoir des propositions intéressantes.
Je suis persuadée que plus vous aurez des cas un peu particuliers qui vous donneront des feedbacks, plus votre algorithme pourra être affiné et devenir ultra pointu.
On vous invite à découvrir rapidement son univers sur le blog hotsteppers mais aussi en la suivant sur Facebook et instagram