Nous avons tous un jour râler en abordant le sujet des tarifs des courses running en France. Ces mêmes tarifs qui nous obligent à passer les dimanches en famille alors que nous aurions pu courir notre marathon hebdomadaire si nous avions eu un peu plus de moyen…
L’annonce n’est pas encore officielle mais une bonne nouvelle devrait frapper le monde du running d’ici peu : une baisse massive des tarifs des épreuves running de plus de 21 kms!!
Pourquoi les tarifs d’inscription aux semi marathons et marathons vont-ils baisser ?
Une prise de conscience des organisateurs
Le tout pour le business, très peu pour Ironman, ASO et consorts!
Avec le développement vitesse grand V du running et l’expérience acquise, les organisateurs se sont rendu compte que traire 10 000 vaches grasses n’était pas forcément plus utile que de traire 40 000 vaches maigres mais surtout qu’ils pouvaient jouer un rôle important dans l’évolution de la société vers » le sport accessible à tous »
Marc, responsable de l’organisation du marathon de Bordeaux, nous l’explique :
Petit à petit, l’appât du gain nous a coupé du runner moyen pour laisser place sur nos épreuves à des coureurs élitistes… On perds totalement le sens de ce sport qui à la base est pratiqué car peu couteux et facile d’accès à tous. De plus, pour nous , gérer 30 000 participants ou 50 000 en termes de coûts, c’est un peu kif kif bourricot donc autant gagner plus en faisant courir plus de monde.
Mais c’est Jean Philippe qui traduit le mieux l’état d’esprit des organisateurs :
Quand on a commencé à lancer des épreuves comme celle-ci nous avions 1 000 participants, nos prix étaient abordables car il y avait une volonté de faire découvrir ce sport et de sortir les gens de leurs canapés. Après l’appât du gain a été trop fort!! Que feriez vous si vous pouviez gagner des millions en faisant courir 6km à 50 000 personnes dans Paris en les faisant payer 50€ ?
Heureusement , nous sommes en train de reprendre nos esprits !! Il y a une vraie valeur sanitaire et sociale à faire pratiquer le running, notre objectif avec cette baisse massive des prix : faire en sorte que tous les coureurs, quelles que soient leurs origines, leurs performances, leurs revenus puissent participer… Et peut être que grâce à cela le monde deviendra meilleur!
On sent la bonne volonté des organisateurs mais notre esprit d’investigation nous a poussé à aller plus loin pour découvrir ce qui se trame derrière ces offres qui paraissent trop généreuses!
Marathon de Paris sur les Champs Elysée
Un travail de l’ombre avec les marques
Le nombre des runners a doublé depuis 2010 en France amenant avec lui une forte demande en équipement running mais pas assez pour les grandes marques du running qui ont vite fait le compte et ont vu qu’en moyenne les coureurs ne changeaient « que » deux fois de paires de chaussures dans l’année.
Les marques ont d’abord travaillé pour créer deux croyances : l’espérance de vie d’une chaussure (700km pour les intimes) et le concept de chaussures adaptées à une distance unique ( chaussures pour 10 km, chaussures pour marathon).
Une étude réalisée par les marques a ainsi montré que les coureurs de distances longues respectaient bien mieux ces règles que les coureurs de 5 ou 10 km :
- Un coureur marathonien dispose ainsi en moyenne de 3 paires de chaussures simultanément ( chaussures d’entrainement, chaussures de courses courtes, chaussures de courses longues) et change ces deux paires 3 fois par an soient un total de 6 paires consommés par an soit un budget moyen global par coureur de 900 € par an. Malheureusement pour les marques, les marathoniens ne représentent que 5% des coureurs
- Les coureurs de courses courtes sont de moins bons élèves : ils ne possèdent qu’une paire de chaussures qu’il changent 1 fois par an à l’usure pour un budget global moyen de 180€
Une autre étude a montré qu’une majorité de ces coureurs pratiquant des courses courtes le font par économie et rêverait de courir le marathon de Paris si seulement cela coutait un peu moins cher.
Il n’en fallait pas plus pour les grandes marques pour comprendre que le tarif des courses empiétait sur leur gagne-pain alors qu’elles financent une grande partie du bénéfice des organisateurs via le sponsoring : Il était donc vital de transformer tous ces « petits » coureurs en marathoniens ! L’objectif inavoué : augmenter la consommation d’équipements running de 5 millions de coureurs !
Un informateur anonyme, Directeur marketing d’une grande marque, nous a ainsi indiqué :
Le constat était simple : soit les organisateurs baissaient leurs tarifs, soit nous leur coupions les vivres !
Un aide du gouvernement en cours d’élaboration?
Pression des marques, empathie sociale… Les organisateurs d’événements running ont donc décidé de frapper un grand coup en 2018 mais il ne le feront pas tout seul, l’État réfléchit depuis peu à mettre en place une subvention permettant aux organisateurs les plus vertueux en termes de prix de s’en sortir plus sereinement.
Trois ministères ont pris à bras le corps cette réjouissante initiative :
- Le ministère de la santé et des sports
- Le ministère de l’écologie
- Le ministère de l’Economie
Si la présence du ministère de la santé et des sports se justifie , nous avons été plus dubitatif sur l’engagegement du ministre de l’Ecologie et de l’Economie.
Michel Sapin et Ségolène Royale qui planchent sur le futur de l’économie/écologie du running
Voici ce qui ressort des deux interviews accordés par nos ministres :
Ségolène Royal, ministre de l’écologie
Si nous arrivons à transformer 1 millions de Français de plus en marathonien par an sur les 3 prochaines années, nous pourrions régler le problème de pollution dans les grandes villes voir, en étant plus ambitieux, sauver le monde du réchauffement climatique..
Comment? C’est simple, un marathonien, c’est une personne qui s’entraine en moyenne, 5 fois par semaine. Plutôt que d’utiliser son véhicule Diesel pour aller au boulot, nous sommes sur qu’il ira maintenant en courant.
Et puis tout le monde le sait, un athlète , cela mange équilibré, naturel et surtout local donc un pas en avant vers la transition verte des entreprises agroalimentaires. Je le dis: Vive la spiruline!
Michel Sapin, ministre de l’économie et des finances, dresse un constat différent et autrement plus cynique :
Personnellement, j’y vois un triple levier de croissance économique.
D’abord, le coureur est un consommateur addictif ! Je pense que les industries chaussures, textile et de compléments alimentaires vont vite rapatrier leurs actifs en France quand ils vont voir le potentiel de marché que nous leur ouvrons.
Ensuite, n’oublions pas que 70% des coureurs se blessent. Si cela aura surement un léger coût pour la sécurité sociale, cela peut être une aubaine pour nos industries pharmaceutiques et d’équipements médicaux mais je n’en dirais pas plus…
Et puis, il y a quelques mois, j’ai lu cet article de Gala sur la faible espérance de vie des Marathoniens et j’ai échangé avec le Dr Kierzeck sur son passage à Europe 1. Bref, à les écouter, faire des Français des marathoniens pourraient nous aider à régler le problème des retraites. Si les français courent beaucoup, ils vivront moins vieux et donc percevront moins de pensions… Pourquoi faire travailler les Français plus alors que nous avons juste à les faire courir.
Quand on regarde bien, on pourrait dresser un constat alarmant, une fois encore, certains vont se gaver sur le dos des coureurs… Mais au fond, pourquoi s’en plaindre? On va pouvoir courir plus pour moins cher! On espère donc que ce projet ambitieux aboutira !
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J.espere que cen’est pas un poisson d’avril.c.vrai que les prix des épreuves ont explosees je cours depuis 1987 j.ai fait sept fois NY en individuel 33& maintenant 380& espellette 25francs maitenant 25 € Paris 35 francs 100€ chercher l’erreur ma solution c’est le marathon de Porto avec presque les mêmes prestations pour 42€ !!!! Bref je fuis ces courses trop chère Berlin est à 60€ !!!!Pourquoi
J’ai57marathons à mon actif mais stop je fais d’autre choix
Sportivement