Coup de coeur « blogueur runner » de septembre : Les lapins Runners

♫Ce matin, deux lapins ont tapé un chrono. C'était des lapins, pins, tueurs de kilomètres, mètres♫. Découvrez ces deux ultra-traileurs et runners minimalistes !
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♫♫ Ce matin, deux lapins ont tapé un chrono. C’était des lapins, pins, pins, tueurs de kilomètres, mètres, mètres ♫♫

Très mauvais choix musical car Chantal Goya a fait mal à la réputation de pas mal de lapins donc on redeviens serieux.

Comme vous le savez, nous dédions cette partie du blog à d’autres blogueurs qui nous font rêver et véhiculent les valeurs du running. Aujourd’hui, on s’attaque à deux lapins polyvalents (du 10km route à l’ultra-trail) qui savent partir à point tout en courant !

Ce que l’on aime chez eux :

  • L’humour et la facilité d’accès de leurs articles
  • Leur mental et leur esprit d’équipe
  • et plein d’autres choses à découvrir au fur et à mesure de l’article!

 


Qui sont ils?

Carole Amargé et Emir Belkahia de leurs vrais noms, un jeune couple de passionnés de course à pied et de voyages. leur particularité : ils courent à travers le monde joyeusement vêtus de leurs costumes de Lapins.

Des lapins dans le désert!

Après plus de deux ans de pratique (en décembre 2014), ils ont à leur actif vingt-sept marathons en France et à l’étranger (Allemagne, Autriche, Espagne, Hongrie, Pologne, République Tchèque, Suisse) dont deux en meneurs d’allure (3h30 et 4h00 pour Emir, 4h30 pour Carole), quatre épreuves de 100 kilomètres et quelques ultras trails, parmi lesquels le Marathon Des Sables, l’Ut4M (168 km, 10 200 D+), la SaintéLyon (72 km), le grand trail du Limousin (58 km), l’Eco-Trail de Paris (80 km), la 6000 D (63 km, 4000 m D+) et l’EDF Cenis Tour (77 km, 3900 m D+).

Le message des Lapins Runners est le suivant : prendre et partager plaisir et bonne humeur en faisant du sport, montrer que la course à pied se pratique (aussi) de façon ludique. Pourquoi un costume de lapins? Créer par leur apparence un contraste entre, d’une part la difficulté des courses de fond et d’autre part la joie et la facilité qu’inspirent nos tenues.

 

L’interview des Lapins Runners

FMR: Comment avez-vous découvert le running? puis le trail et l’ultra-trail?

Les Lapins Runners (Emir) :Carole a découvert le running lors de son apprentissage, chez Siemens, qui proposait la participation à la Parisienne, course féminine de 6 km au cœur de Paris. Carole s’est prise au jeu et a enchaîné sur une participation à un semi, en passant seulement ensuite par la case 10 km … C’est là que je suis entré dans sa vie, lors de sa corrida de Villejuif en octobre 2012.Me concernant, je retombais dans le running quelques mois plus tôt pour éliminer les kilos stockés en masse pendant mon école d’ingénieur.

Le trail était la continuité logique de notre découverte de la discipline. L’un de nos premiers a été la 6000D, que nous avons couru moins d’un an après nos débutq, en le découvrant sur le net alors que nous cherchions de bons gros défis à nous mettre sous les jambes.

 

FMR : Qu’est-ce que le running vous a apporté quand vous avez commencé?

Les Lapins Runners (Emir): Je dirais que le running a surtout commencé par nous supprimer des kilos. Ensuite, il a fait de nous un couple qui s’est formé autour de notre passion commune. Il nous a fait vivre des tas d’aventures en France et à l’étranger. Il nous offert des tas de rencontres plus intéressantes les unes que les autres. Il nous a fait découvrir de magnifiques paysages, et nous a donné envie de les partager. Le running fait partie intégrante de notre vie aujourd’hui, que nous concevons difficilement sans !

 

FMR: Pouvez-vous expliquer le principe, les valeurs de l’ultra trail ? Comment vous êtes-vous dit un jour « Allez tiens si on allait courir la 6000D » ?

Les Lapins Runners : Un ultra trail, c’est une course en milieu naturel couvrant une distance supérieure à 42 km (selon l’i-tra ou International Trail Running Association). Généralement, elle se déroule en semi autosuffisance, impliquant au coureur de se munir d’une réserve d’eau et alimentaire, de frontales (quand elle a lieu la nuit), d’équipement de secours (couverture de survie, téléphone mobile pour contacter le staff en cas d’urgence, sifflet, …) etc. Semi autosuffisance signifie que des ravitaillements sont également proposés sur le parcours et permettent de manger et recharger les réserves d’eau.

L’ultra trail met l’accent sur l’éco-responsabilité, le respect de la nature, l’entraide entre concurrents.

Emir : Nous avons décidé de nous lancer sur la 6000D en 2013. Nous faisions le plein de flyers de courses car tout frais dans le domaine et avions donc tout à découvrir. Nous venions de comprendre que nous étions capables de courir 42k sur bitume donc il fallait trouver une barre qui semblait plus haute. Nous sommes tombés par hasard sur la 6000D et c’était tout trouvé.

Carole : Un jour, Emir me propose d’aller faire une grosse course en montagne, avec de très beaux paysages à la clé. La distance ne m’effraye pas. Je suis partante !

 

FMR: Courir à deux ce n’est pas toujours facile… Cela à l’air de se passer toujours bien ? C’est quoi votre recette?

Les Lapins Runners : Nous ne courons pas toujours ensemble. Sur les courtes distances (10 km et semis), nous courons séparés.C’est lorsque les distances s’allongent que nous courons systématiquement ensemble (sauf rares exceptions). Effectivement, cela se passe plutôt bien mais cela n’a pas été toujours le cas, particulièrement dans nos débuts.

Carole: J’en ai fait voir de toutes les couleurs à Emir sur nos premiers ultras car j’étais en difficulté. Au fil des kilomètres, je devenais facilement irritable et je faisais subir à Emir la moindre de mes contrariétés (ex : difficultés à ouvrir une barre à cause du froid, Emir qui s’éloigne de plus de 10 mètres de moi, ma frontale me fait mal au front). Avec l’expérience et le fait que je vis de mieux en mieux les longues distances, nous nous entendons beaucoup mieux et pouvons désormais passer de très bons et longs moments de course ensemble. Et ça, c’est un réel bonheur.

Emir : sur les courses longues (marathon et au-delà), la recette est de bien connaître son partenaire et d’être disposé à le soutenir. Il faut être prêt à ce que des moments d’irritabilité / de contrariété existent pour soi et pour l’autre, et savoir les gérer. Si la vitesse des deux coureurs est différente, l’un doit s’adapter à l’autre en levant le pied ou en s’arrêtant plus longuement au ravitaillement. Dans tous les cas, les deux coureurs doivent être à l’écoute à la fois de soi, et de l’autre.

Finishers main dans la main. Le plaisir de courir à 2

 

FMR: Au niveau équipements, comment effectuez-vous vos choix ? Avez-vous rencontré des difficultés dans vos choix, ou bien fait de « mauvais » choix ?

Emir : plusieurs critères entrent en jeu lorsque nous choisissons de l’équipement. J’écrivais récemment sur le blog des Lapins mes trois critères pour l’acquisition d’équipements :

1. Est-ce que c’est pratique ?

2. Est-ce que c’est stylé ?

3. Est-ce que je trouve que le prix est raisonnable ?

Si l’un des critères pêche, je n’achète pas. On peut noter que « est-ce que j’en ai besoin » ne figure pas dans la liste des incontournables. Evidemment cela implique de faire des erreurs car devant la jungle du choix disponible et même avec des conseils, on se rend vite compte que tout ne nous convient pas personnellement.

Il arrive que nous devions acheter plusieurs modèles d’un même type d’équipement pour que cela nous convienne. Un exemple flagrant : les frontales. Nous en avons acheté une dizaine.

J’ai vu que Carole courrait en minimaliste. On trouve beaucoup de coureurs qui opposent trail et minimalisme. Est-ce que tu peux me dire comment tu en es arrivé à ce choix? Quels sont les apports du minimalisme sur tes trails?

Carole: Lors d’un entraînement organisé par l’Eco-trail de Paris, j’ai rencontré Virginie, une adepte du minimalisme qui m’a donné envie de tester ces drôles de chaussures à doigts de pied, dépourvues d’amorti. Ma première paire m’a été offerte peu de temps après pour mon anniversaire 2015 et depuis, il m’est impossible de me passer d’elle. (Pour mieux comprendre, on vous renvoie sur l’article des Lapins runners : ici)

En règle générale, le minimalisme permet d’apprécier les aspérités du sol. Courir en minimalistes, c’est comme lire le braille. C’est une sensation que j’apprécie particulièrement car j’ai l’impression d’être en phase avec la nature. Sur les trails, courir sur différents types de sols et une difficulté mais aussi une richesse. En minimaliste, je tire profit au maximum de cette richesse.

Néanmoins, je ne te cache pas qu’au bout de 50 km sur trail, je commence à avoir les capitons plantaires en feu et des douleurs liées au contact avec les petits cailloux !

Les premières Vibram de Carole

 

FMR : Emir, on te retrouve plus souvent en maximaliste sur les différentes pages du blog, tu n’es pas trop minimaliste?

Emir : A vrai dire, je suis quelque part au milieu des deux mondes.

Lorsque Carole s’est mise au minimalisme en janvier 2015 et a commencé à péter tous ses chronos, elle m’a recommandé d’essayer. Pour la science, je me devais de le faire. Je me suis donc procuré une paire d’occasion et m’y suis essayé. J’ai beaucoup apprécié l’expérience et suis vraiment très à l’aise en foulée minimaliste. Tout comme Carole, l’adaptation s’est faite très rapidement. Nous avons un article sur le sujet qui n’est jamais paru, mais il ne devrait pas tarder. Le « bémol » si on peut l’appeler ainsi, c’est que je n’apprécie pas ces chaussures dans deux cas :

  1. Dès que le chemin comporte des aspérités : si ce n’est pas du bitume tout plat, j’ai très rapidement mal aux pieds !
  2. Dès que la longueur de la course commence à s’approcher du marathon. La foulée minimaliste étant très exigeante au niveau des mollets, et le pied tapant directement le bitume s’échauffant vite, après 3h de course je commence gentiment à vivre un petit calvaire.

Dans ces deux cas, j’utilise donc des chaussures classiques, non minimalistes.

Nb : Attention, le passage en minimalisme complet n’est pas forcément aussi facile pour tous et peux nécessiter une période de transition. On vous conseille ce petit article de Blaise Dubois : Les préalables au minimalisme

 

FMR : Que conseilleriez-vous aux débutants pour qu’ils se lancent dans l’aventure running? et aux plus expérimentés dans l’aventure trail et ultra-trail?

Les Lapins Runners : Nous encourageons ceux qui se lancent à varier leur pratique de manière à pas construire une routine : se lancer des défis personnels, changer de parcours, varier les vitesses, s’inscrire à des courses, courir à différentes heures de la journée, avec des partenaires différents. C’est en faisant des tests en conditions différentes que l’on enrichit vraiment son expérience de ce sport.

A ceux qui se lancent dans le trail : ne vous basez sur vos chronos sur route qui seront forcément meilleurs. Sur route, si vous courez un kilomètre en 10 minutes, c’est que vous avez marché ou avez eu un problème. Sur trail, c’est tout à fait fréquent que cela arrive, en fonction du dénivelé et de la technicité du tronçon traversé. Apprenez par l’expérience à gérer l’effort de manière à durer, vous hydrater et vous alimenter correctement, vous économiser dans les montés (voire même dans les descentes parfois très techniques). Mais surtout profitez du cadre, mettez en éveil vos sens pour prendre un maximum de plaisir.

A ceux qui se lancent dans l’ultra : plus vous aurez fait tourné le compteur de kilomètres à l’entraînement, plus votre corps encaissera bien l’épreuve. Vous vous êtes inscrits sur un ultra mais vous y êtes allés trop léger sur votre entraînement ? N’ayez pas (trop) peur, car votre réussite, vous la devrez en grande partie à votre mental.

L’arrivée de l’UT4M

 

FMR: Quand on regarde votre planning, on voit que vous courez beaucoup. Quelle est votre fréquence d’entrainement? Quels programmes d’entrainement avant un ultra trail?

Carole : Effectivement, nous participons très souvent à des courses « officielles » le week-end. Notre fréquence d’entraînement varie énormément selon les périodes où nous sommes plus ou moins motivés / assidus. Elle peut varier de 0 (très rare) à 6 par semaine (très rare aussi). En règle générale, nous essayons de caser 2 sorties de 5 km dans la semaine en plus d’une séance de natation. Parfois, nous ajoutons une petite sortie vélo.

Emir : je ne suis même pas sûr que l’on puisse dire qu’une « règle générale » existe chez nous. Quelques mots que j’aime bien pour décrire notre pratique : tout est purement empirique et fait à l’envie. Nous ne suivons aucun programme d’entraînement structuré issu de magazine, du net, ou encore d’un coach.

 

FMR: Niveau alimentation, on sait que les lapins sont plutôt herbivores mais je n’avais pas encore vu de lapins runners avant vous, est ce que vous suivez un régime particulier lié à votre pratique?

Les Lapins Runners : Tout comme à l’entraînement, nous adoptons également le « freestyle » sur l’alimentation. La plupart du temps, nous tentons d’être cohérents avec notre pratique sportive et nous mangeons sainement : plutôt équilibré (beaucoup de protéines, assez peu de glucides, peu de lipides) et en bonne quantité, tout en étant assez peu calorique (beaucoup de légumes verts).

De temps en temps, nous avons des périodes où nous perdons un peu le contrôle et mangeons comme bon nous semble (comprendre beaucoup de cochonneries). Notre poids fluctue donc pas mal au cours de l’année (particulièrement Emir).

FMR: Comme vous le savez, nous sommes en train de développer le service Fitmyrun. Sur le papier, qu’est-ce que cela vous inspire?

Les Lapins Runners : Vraiment une bonne idée.

Effectivement, le running est à la mode et notre société de consommation est au courant. Le nombre et la diversité des équipements est gigantesque, ce qui peut rapidement devenir un casse-tête pour le débutant, qui cherche à démarrer en tout simplicité.

Le service fitmyrun va l’aider à comprendre son profil de coureur et le guider en sélectionnant l’équipement susceptible de l’intéresser, parmi les milliards disponibles. Pour les initiés, c’est également l’occasion de faire des découvertes, susceptibles d’améliorer le confort de leur pratique (et leur permettre de consommer encore plus :p).

FMR: Merci les lapins pour vos réponses . On conseille à tous de vous suivre sur :

Le blog : www.lapinsrunners.fr

 

Vous êtes runner? Mais aussi blogueur? Vous partagez sur la toile votre aventure running et vous avez envie de la partager auprès de plus de monde? Contactez nous : [email protected]

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