En juin dernier, nous étions présents sur Vivatech pour présenter notre service, finaliste de Sport tech by French Tech et nous avons rencontré Barbara Sanchez, athlète marathonienne franco-irlandaise.
Nous sommes tombés sous le charme et nous avons échangé durant ces 3 derniers mois sur sa vision du running et de notre service. Aujourd’hui, nous avions donc envie de vous présenter notre première ambassadrice.
Barbara Sanchez : Portrait d’une athlète
Outre son coté athlète, c’est surtout son coté humain et ses valeurs qui nous ont séduit. C’est pourquoi nous avons décidé de vous présenter d’abord la femme et ensuite l’athlète puis de la laisser répondre à quelques questions.
Barbara Sanchez, la femme
Barbara Sanchez, c’est avant tout une femme dynamique, qui, après son master en commerce international à Perpignan, s’exile en Irlande pour découvrir l’import/export au sein d’une entreprise à Kells. Elle décide de s’installer définitivement sur l’île celtique, en embarquant son compagnon Bordelais dans ses valises et devient Franco-Irlandaise. Aujourd’hui, maman d’un petit Benjamin âgé de 7 ans, elle vient de rentrer dans notre beau pays pour s’installer avec son fils et son mari sur Paris.
100% Bordelaise et plus précisément Talençaise, elle travaille dans le secteur du digital depuis maintenant plusieurs années. Sportive depuis toujours (natation et triathlon), elle est arrivée à la course à pieds sur le tard (25 ans).
Aujourd’hui son temps libre est consacré à la course à pieds, à la salle et en vacances à la natation.
Barbara Sanchez, c’est avant tout une femme avec des valeurs humaines qui nous tiennent à cœur : l’ouverture d’esprit, le dynamisme et la générosité
Barbara Sanchez, L’athlète
Comme nous vous le disions, Barbara est arrivée à la course à pieds sur le tard : 25 ans
Pourquoi ? Le temps dans le sens climatique comme dans le sens horloger. En effet, elle l’avoue elle-même, le triathlon en Irlande est plus proche de la torture que du plaisir et son activité professionnelle ne lui permettait pas de faire autre chose que de la course à pied.
Mais le plus impressionnant est son ascension : En 5 ans, elle passe d’une athlète multi-sports qui se considère comme une « non coureuse » à une marathonienne exceptionnelle.
En 2006, elle s’inscrit dans un club d’athlétisme irlandais. En 2009, elle décide de contacter Dick Hopper, coach réputé d’athlètes de haut niveau, et décide d’atteindre le haut niveau via la course à pieds. Un an plus tard, elle gagne le marathon de Dublin et devient championne d’Irlande.
Elle se lance alors dans la préparation des JO de Londres 2012. Malheureusement, les blessures ne l’épargneront pas jusqu’en 2012 et elle ratera de peu la participation aux Jeux Olympiques de Londres.
Aujourd’hui à 35 ans, elle reste une athlète hors du commun avec des temps qui ferait pâlir beaucoup de champions. Cette année, elle a gagné le semi-marathon de Dublin et a fini 3ème au championnat de France de semi-marathon suite à ce qu’elle désigne elle-même comme une contre-performance. Ses objectifs futurs : Les championnats du monde d’Athlétisme de 2017 !
Ses meilleures performances personnelles :
| Épreuve | Résultat | Lieu | Date |
|---|---|---|---|
| 10 km Route | 34:39 | Vincennes (FRA) | 07.02.2016 |
| 10 Miles Route | 58:45 | Cork (IRL) | 21.03.2010 |
| Semi Marathon | 1:15:58 | København (DEN) | 09.09.2012 |
| Marathon | 2:37:14 | Sevilla (ESP) | 24.02.2013 |
Barbara Sanchez, l’interview
FMR: Que représente la course à pieds pour toi ?
La course à pieds, pour moi, c’est un équilibre mais je dirais le sport de manière générale. La course à pieds fait partie des trois éléments fondamentaux de ma vie: famille-travail-course à pieds.
FMR: Comment es-tu venue à la course à pied ?
Si on revient au tout début, je courais de temps en temps et ceci depuis le plus jeune âge au bois de Thouars de Talence avec mon père. Au collège, il est apparu de manière très claire que j’avais des qualités naturelles en endurance (jamais en sprint par contre). J’étais toujours la meilleure mais ce n’était pas pour autant un sport en club qui m’attirait.
J’ai touché à beaucoup de sports, je dois dire. La natation a eu une part importante dans ma vie sportive par exemple.(elle a fait partie de la sélection France de triathlon chez les jeunes)
La course à pieds seule a vraiment commencé en Irlande il y a 10 ans quand j’ai compris que c’était le sport le plus facile à pratiquer avec un emploi du temps serré et puis j’étais désormais en âge de m’essayer sur le marathon qui m’attirait depuis longtemps.
FMR: Comment gères-tu ta carrière ?
La question à ne pas poser :)! Je ne gère pas !
Au moment ou j’écris je ne pense qu’au café que je vais aller me faire car sinon je vais tomber de sommeil sur mon bureau
C’est compliqué de tout gérer en effet, il faut être extrêmement organisée. Il faut que toute la famille soit organisée en fait. Il y a très très rarement du temps pour boire un café en terrasse avec des amis, aller au cinéma etc…
Le temps libre c’est pour amener mon fils au MacDo avec ses copains, au musée etc. Les journées ne font que 24 h donc il faut faire des choix.
FMR : Au niveau entrainement , c’est quoi ton programme ? Comment gères tu vie de famille, travail et vie running?
Et bien je dirais « comme je peux ».
Je suis un programme que me concocte mon coach, Philippe Matelot mais comme il est sur Bordeaux et moi sur Paris, c’est du travail a distance. Ce plan prend en compte mes contraintes professionnelles, familiales mais aussi ce que j’aime faire et n’aime pas faire.
Donc pour résumer, mon plan me correspond et comprend surtout ce que j’aime, c’est a dire de la VMA en nature, peu de séances sur pistes, des sorties longues avec du travail spécifique a l’intérieur pour que ça ne soit pas ennuyeux, sans oublier un peu de côtes.
Ce que j’aime le moins ? Des séances de 200m par exemple.
En terme de fréquence, je m’entraine tous les jours mais pour ce qui est du travail spécifique, j’ai deux séances par semaine et la sortie longue du dimanche matin que je fais avec mes partenaires d’entrainement au bois de Vincennes.
FMR : Tu approches des 35 ans, comment vois tu ton après-carrière ? tu te vois courir dans 40 ans ?
A part Dominique Chauvelier, je ne connais pas de coureurs qui marchent de manière normale passée la soixantaine. J’aimerais dire que je courrais à 75 ans mais je pense plutôt que je nagerai à cet âge là.
FMR : Quelle est ta relation avec le matériel running?
Pour être très sincère, je ne suis pas matérialiste du tout mais c’est vrai que j’aime le confort quand je cours. Une fermeture mal placée, des manches trop courtes, un short qui remonte trop, une brassière qui serre etc… sont des détails cruciaux quand on court de longues distances comme moi.
Par contre, j’avoue ne pas porter trop d’attention au coté fashion de l’équipement que je porte.
Quant aux chaussures, j’ai du mal à changer de marques et de modèles. J’ai trois marques que j’affectionne particulièrement mais je ne me ferme pas car je pense que toutes les marques ont des modèles adaptés à chacun en fonction de son profil coureur .
D’ailleurs, on ne parle plus de marques mais de modèles à mon avis.
FMR : Au niveau des blessures : quels types de blessures as-tu connu ? L’impact du matériel sur ces blessures ?
Les blessures que j’ai eues ? Et bien tout ce qui est possible d’avoir quand on est un coureur de fond. Aponévrosite plantaire, tendinites rotuliennes, du fascia lata, fracture de fatigue du fémur, talons, orteils et sciatiques. J’ai dû en oublier…
Le matériel a sûrement eu un impact… mais difficile de dire car je pense que c’est toujours un ensemble d’éléments et non du à un seul élément.
FMR: Tes préférences running : route, trail ?
Route car je n’ai jamais essayé le trail.
FMR : Peux tu nous dire ton meilleur et ton pire souvenir en course ?
Mon plus beau souvenir c’est ma victoire nationale au marathon de Dublin…qui remonte a loin (2010)
Mon pire souvenir ce sont toutes les courses que j’ai pu faire avec de grosses blessures. Je me rappelle du semi de Limerick en Irlande en 2014 où je cours avec une fracture de fatigue au pied, franchis la ligne et ensuite 3 mois avec le pied immobilisé.
FMR : Comment as-tu connu Fitmyrun ? Et quel est ton avis sur le service ?
Question facile. J’ai rencontré l’équipe tout à fait par hasard sur le salon Vivatech à Paris en juin dernier. J’étais moi même exposante avec la société pour laquelle je travaille. Le nom Fitmyrun m’a intrigué et je leur ai demandé de m’en parler et m’expliquer leur activité.
Pour moi, Fitmyrun c’est de l’objectivité. Très clairement, le coureur est attaché à certaines marques et on a peine a changer même si parfois on en a envie car on ne fait confiance a personne et surtout pas aux conseils du vendeur running qui cherche absolument a vous vendre la marque avec qui il fait le plus de marge ou en tout cas à minima avec qui il a la meilleure relation.
Lorsque j’ai fait le test Fitmyrun, j’ai obtenu un résultat qui me présentait des modèles et même des marques que je n’aurais jamais envisagées mais qui, au final, correspondaient bien à mon profil.
En discutant avec l’équipe, j’ai pu voir que j’avais affaire à des personnes pragmatiques et surtout avec de grosses connaissances des données scientifiques que ce soit sur le matériel ou sur la biomécanique. Baser le conseil sur de la data spécifique me parait plus objectif que le conseil de mon vendeur de chaussures !
Je pense aussi que cette neutralité n’a pas de prix et vu comment les marques modifient leurs chaussures d’une saison à une autre, il est impossible de penser que nous sommes faits pour un seul et même modèle. Ce « même modèle » était peut être parfait cette année mais le sera plus du tout dans deux ans et pourtant c’est la même marque et le même modèle.
FMR : Pourquoi as-tu décidé de devenir bénévolement notre ambassadrice là ou de nombreux sportifs de ton niveau demandent des gros chèques ?
La course à pieds est un hobby et non mon métier. Ça n’est pas la course à pieds qui paie l’école de mon fils ou mon loyer donc en clair je ne compte pas sur des rémunérations venant de la course.
Si je gagne des primes lorsque je cours, c’est différent par contre, je considère que c’est mérité.
Une startup dans le digital (mon secteur) dans le milieu du sport et en plus bordelaise comme moi, je n’ai envie que d’une seule chose : être leur ambassadrice !
Un peu chauvine car je dois dire que s’ils n’étaient pas du Sud Ouest ça ne me serait même pas venu à l’esprit de le leur proposer. Le concept est génial donc pour ma part c’est avec plaisir que je porte le nom d’un concept auquel je crois.
Barbara Sanchez se prépare pour les championnats du monde d’athlétisme 2017. N’hésitez pas à l’encourager pour ses prochaines échéances avec un petit commentaire!

Je suis à fond derrière toi Barbara, tu es une championne!
Joel, Ton voisin préféré 😉